Introduction De la graine à la feuille jusqu’au cigare roulé, un nombre impressionnant d’opérations interviennent dans l’élaboration d’un cigare. Tout au long de ce processus, d’incessants efforts sont donc nécessaires pour assurer la bonne réalisation de la totalité des étapes de fabrication dont dépendra la qualité finale du cigare. Un séchage ou une fermentation mal réalisé pourrait facilement et rapidement détériorer des feuilles qui à la récolte étaient de qualité exceptionnelle. Une mauvaise conservation chez le commerçant ou chez le particulier peut altérer un cigare torcido qui était parfait à sa sortie de la manufacture.
D’indispensables conditions doivent donc être réunies afin qu’un cigare remplisse sa difficile mission de satisfaire les desiderata du connaisseur, du profane ou de l’expert... Le dégustateur doit être conscient de l’extraordinaire complexité du produit qu’il tient entre ses doigts, concrétisé par un assemblage de feuilles prêtes à se voir réduites en cendres et en fumée.
De quelle manière donc juger de la qualité d’un cigare ? Des
cigares sont dits d’excellence lorsque ils sont dotés d’une
cape sans défaut et d’une belle présence physique.
Leur combustion doit être impeccable. La complexité et la
douceur de leurs arômes flattent les nez raffinés. Leur saveur
en bouche courtise les papilles gustatives par leur diversité.
Et ces cigares charment encore plus si malgré leur présence,
ils étonnent par leur rondeur. On rencontre également des cigares qui, à première vue, semblent plus modestes mais qui à la surprise du curieux se révèlent très intéressants et même surprenants au moment de la combustion. Mais l’inverse peut aussi malheureusement se présenter. Faisant miroiter des promesses de grandeur et de noblesse, un cigare d’aspect extérieur parfait peut plonger le fumeur dans une grande désillusion dès les premières bouffées. La frustration peut se révéler plus grande encore si, par manque de tirage, le fumeur décide de rejeter un cigare récemment allumé. Cette frustration atteint son summum si ce rebus est composé de bon tabac. Comment donc tenter, à froid, de prédire la qualité future d’un cigare ? Comment bien choisir un cigare? Comment voir si ce cigare a été bien conservé? Comment le préparer avant de le fumer? Comment valoriser un cigare pendant qu’il est fumé? Et pour finir, comment se séparer d’un cigare? Débutant
ou confirmé, tout amateur se pose régulièrement ces
questions. Il est donc intéressant de s’y pencher. Les 5
sens du dégustateur vont être mis a contribution. L’utilisation
de la vue, du toucher, de l’odorat, de l’ouïe et du goût
permettra d’apprécier un bon cigare. En plus de cette évaluation
sensorielle, nous donnerons aussi au fumeur les moyens d’analyser
la physique de la combustion des cigares. La méthode de dégustation
proposée se décompose en 4 grands temps : avant
l'allumage, l'allumage, la
dégustation et la mort. De façon innovante, nous proposons donc ici une méthode originale d’évaluation qui permet à l’aficionado, … et à l’aficionada, une perception intégrale de son cigare. Bien que long et difficile au début s’il est pris dans son entièreté, cet exercice deviendra naturel et inconscient par la suite. Le moment que l’on s’attribue pour déguster un cigare sera alors un moment exquis, d’un plaisir intime et intense.
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